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Le site des avocats "triple AAA"

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L'Avocat Ancien Avoué, le spécialiste de la procédure d'appel consacré par la Loi du 25 janvier 2011, Par Maître Alexis Devauchelle, avocat, Orléans

Actualite

Signification à personne – Obligations de vérification de l’huissier de justice

avocataaa — ActualitéJurisprudence

 

L’huissier de justice qui procède à la signification d’un acte à une personne physique n’a pas à vérifier l’identité de la personne qui déclare être le destinataire de l’acte.

 

Pourtant selon les circonstances, l’assignation a été délivrée non au destinataire mais à son père, au domicile de celui-ci, dans lequel il est logé lorsqu’il se trouve en France et tandis, en outre, que le père et le fils portent le même nom de famille et le même prénom.

 

2 e Civ., 5 février 2026, n° 23-18.752

 

par Maître Alexis Devauchelle

Avocat spécialiste de l'appel

81 Boulevard Alexandre Martin

45000 ORLEANS

avocat-devauchelle@orange.fr

avocats@cabinet-lf.fr

Rectification d’erreur matérielle – Quid des motifs du jugement ?

avocataaa — ActualitéJurisprudence

 

Une requête en rectification peut porter sur une erreur matérielle affectant l’une quelconque des parties de la décision du juge, sous réserve pour le requérant de justifier, conformément aux dispositions de l’article 31 du code de procédure civile, d’un intérêt à obtenir sa rectification.

 

Il résulte de l’article 462 du code de procédure civile qu’une requête en rectification d’erreur matérielle peut donc porter sur les motifs d’une décision de justice

 

Il ne peut dès lors être retenu que les articles 480 et 455 du code de procédure civile, ainsi que l’article 462 du même code ne viseraient que les difficultés ayant trait à l’exécution des décisions, de sorte que l’erreur à rectifier devrait être inscrite au sein du dispositif de la décision.

 

cf. 2 e Civ., 5 février 2026, n° 23-18.951

 

par Maître Alexis Devauchelle

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Le pourvoi devenu sans objet - décision au fond statuant sur des prétentions ayant donné lieu à l’instance en référé objet du pourvoi

avocataaa — ActualitéJurisprudence

 

Lorsqu’il a été statué au fond sur des prétentions qui ont donné lieu à une instance en référé, le pourvoi formé contre l’arrêt de la cour d’appel qui s’est prononcée sur cette instance de référé devient sans objet.

 

La Cour de cassation estime qu’il n’y donc lieu de statuer sur ce pourvoi.

 

Com., 18 février 2026, n° 24-10.791

 

 

 

par Maître Alexis Devauchelle

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Obligation de concentration des demandes au fond en appel – Exception : Question née de la survenance ou de la révélation d’un fait par l’évolution de la jurisprudence

avocataaa — ActualitéJurisprudence

 

Selon l’article 910-4 du code de procédure civile, dans sa rédaction issue du décret n° 2019-1333 du 11 décembre 2019, à peine d’irrecevabilité relevée d’office, les parties doivent présenter, dès les conclusions mentionnées aux article 905-2, et 908 à 910 du même code, l’ensemble de leurs prétentions sur le fond, à peine d’irrecevabilité relevée d’office.

 

Néanmoins, et sans préjudice de l’alinéa 2 de l’article 802, demeurent recevables, dans les limites des chefs de jugement critiqués, les prétentions destinées à répliquer aux conclusions et pièces adverses ou à faire juger les questions nées, postérieurement aux premières conclusions, de l’intervention d’un tiers ou de la survenance ou de la révélation d’un fait.

 

Qu’en est-il d’une possible évolution de la jurisprudence en cours d’instance ?

 

La Cour de cassation retient que la jurisprudence qui ne modifie pas les données juridiques du litige, n’est pas constitutive de la survenance ou de la révélation d’un fait au sens de l’article 910-4 du code de procédure civile.

 

En conséquence, les demandes, qui n’avaient pas été présentées dès les premières conclusions mentionnées aux article 905-2 et 908 à 910 du code de procédure civile, sont irrecevables.

 

cf. Soc., 11 février 2026, n° 24-10.582

 

par Maître Alexis Devauchelle

Avocat spécialiste de l'appel

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La portée probante de l’expertise amiable

avocataaa — ActualitéJurisprudence

 

Le juge ne peut fonder exclusivement sa décision sur un rapport d’expertise non judiciaire, même contradictoire, établi à la demande d’une partie.

 

Toutefois, il en va différemment lorsque l’expertise a été diligentée en application du contrat conclu par les parties par un expert choisi d’un commun accord.

 

cf. 3 e Civ., 8 janvier 2026, n° 23-22.803

 

 

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Objet du litige en matière de partage complémentaire

avocataaa — ActualitéJurisprudence

 

Selon l’article 892 du code civil, l’omission d’un bien indivis lors du partage initial ouvre l’action en partage complémentaire portant sur ce bien.

 

Une demande tendant au rapport d’une libéralité dont aurait bénéficié un héritier ou à l’application des sanctions du recel successoral peut être formée à l’occasion d’une action en partage complémentaire.

 

La juridiction de fond a pu dès lors, sans modifier l’objet du litige ni méconnaître les dispositions des articles 778 et 892 du code civil, retenir, en application de l’article 12 du code de procédure civile, que la demande de réouverture des opérations de partage s’analysait en une demande de partage complémentaire portant sur une donation omise dans les actes de partage, et en déduire que les demandes qui ne remettaient pas en cause le partage opéré sur les autres biens indivis étaient recevables.

 

cf. 1 re Civ., 14 janvier 2026, n° 24-14.453

 

 

par Maître Alexis Devauchelle

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Concurrence déloyale – preuve du préjudice matériel

avocataaa — JurisprudenceActualité

 

S’il s’infère nécessairement un préjudice, fût-il seulement moral, d’un acte de concurrence déloyale par appropriation d’informations confidentielles du concurrent, le concurrent qui invoque, en sus de son préjudice moral, un préjudice matériel consistant en une perte subie, en un gain manqué, ou en une perte de chance d’éviter une perte ou de réaliser un gain, doit en rapporter la preuve.

 

Or, un propos dénigrant ne peut constituer un acte de concurrence déloyale que s’il est rendu public.

 

Cf. Com., 7 janvier 2026, n° 24-18.085

 

par Maître Alexis Devauchelle

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Liberté de la preuve en matière prud’homale (à propos d'un harcèlement)

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En matière prud’homale, la preuve est libre.

 

La Cour d’appel ne peut dès lors juger qu’un licenciement n’est pas fondée en l’absence d’enquête interne de nature à corroborer les affirmations de la salariée ayant dénoncé les faits de harcèlement sexuel invoqués à l’appui du licenciement, et ainsi que la matérialité de ces faits est insuffisamment établie.

 

Aucune disposition du code du travail n’impose à l’employeur de mener une enquête interne en cas de signalement de harcèlement sexuel et il appartenait en conséquence à la juridiction d’apprécier la valeur et la portée des auditions et attestations produites.

 

Cf. Soc 14 janvier 2026 n°24-19.544

 

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Déclaration d’appel et effet dévolutif

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Selon les articles 562 et 901,4°, du code de procédure civile, l’appel défère à la cour d’appel la connaissance des chefs de jugement qu’il critique expressément et de ceux qui en dépendent. La dévolution ne s’opère pour le tout que lorsque l’appel tend à l’annulation du jugement ou si l’objet du litige est indivisible.

 

La déclaration d’appel est formée par un acte contenant les chefs du jugement expressément critiqués auxquels l’appel est limité, sauf si l’appel tend à l’annulation du
jugement ou si l’objet du litige est indivisible.

 

En conséquence, ne peut être déclarée nulle une déclaration d’appel au motif que cette déclaration ne visait aucun des chefs du jugement critiqué, alors que le dispositif du jugement avait rejeté « toutes autres demandes des parties à l’instance » et que la déclaration d’appel énumérait les chefs de jugement, objet de ce rejet, que l’appelante entendait critiquer.

 


Cf. 2 e Civ., 15 janvier 2026, n° 23-17.487

 

par Maître Alexis Devauchelle

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Jour fixe en appel et possible renvoi à la mise en état de la cause

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En matière de procédure d’appel à jour fixe, il ne résulte ni de l’article 923 du code de procédure civile ni de l’article 925 du même code ni d’aucun autre texte que le renvoi de l’affaire devant le conseiller de la mise en état ne peut être ordonné qu’à compter de l’audience qui a été fixée.

 

Ainsi, le renvoi devant le conseiller de la mise en état est une mesure d’administration judiciaire pouvant intervenir à tout moment sans qu’il soit besoin de recourir à l’audience prévue à l’article 923 du code de procédure civile pour y procéder.

 

Il suffit par ailleurs que ce renvoi avait été porté à la connaissance des parties

 

cf. 2 e Civ., 15 janvier 2026, n° 23-13.817

 

par Maître Alexis Devauchelle

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